Amazon.com Widgets The James Bond 007 Dossier | Reportage: Bond en avant

The James Bond 007 Dossier

Bond, James Bond.

16. June 2015 10:35
by m
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Reportage: Bond en avant

16. June 2015 10:35 by m | 0 Comments

Despite the multiple "Exclusif" labels, this article seems to contain more or less the same content as the Empire Magazine article we posted last month. The interview with new Bond Girl Léa Seydoux is strikingly similar. Perhaps, the French Journalists took the same tours at the same time, and were only allowed to print the same facts, or perhaps this is testement to the fact that reporters all over the world ask the same questions over and over again, to the point that those being interviewed already have their answers ready to go...

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EXCLUSIF James Bond Reportage sur le tournage de SpectreSpectre

TOURNAGE EXCLUSIF James Bond

EN COUVERTURE: JAMES BOND

Tournage de SpectreSpectre et interview de Léa Seydoux.

Cartoon: James Bond vs Le SpectreSpectre

Cette organisation nuit aux intérets du royaume, James.

NOUS COMPTONS SUR VOUS.

Ernst Stavro Juncker

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Reportage: Bond en avant

SUR LE TOURNAGE DE SpectreSpectre

Sam Mendes tourne, depuis six mois, le nouueau 007 dans une débauche de moyens. Récit d’un tournage mouuementé, de Londres à Mexico.

PAR NOTRE ENVOYÉ SPÉCIALÀ LONDRES ETÀ MEXICO, FABRICE LECLERC

JANVIER 2015 STUDIOS PINEWOOD À LONDRES

Alors, qui joue James Bond en ce moment?», demande le chauffeur de taxi qui roule vers les mythiques studios Pinewood, au nord de Londres. «Toujours Daniel Craig.» Grognements et borborygmes en anglais avec accent cockney à couper au couteau. «Encore? Mais James Bond ne peut pas être blond!» Désolé de couper court aux envies d'Idris Elba de devenir le premier 007 noir, mais on ne rigole pas avec les jcyaux de la Couronne - la productrice Barbara Broccoli démentira, quelques semaines plus tard, cette rumeur très tenace.

    ENTRE CHAQUE PRISE, LE PLATEAU SE TRANSFORME EN

Biberonné à la pilosité fournie de Sean Connery et au parfait brushing de Rog'er Moore, l'Anglais moyen semble avoir perdu ses repères. L'évolution des mœurs (cinématographiques) est inéluctable, mais elle prend du temps. Le box-office mondial, lui, a déjà fait sa révolution. Avec 1,2 milliard de dollars de recette mondiale, SkyfallSkyfall, dernier épisode de 007 en date, représente à lui seul 20 % du magot ramassé en vingt-trois films et plus de cinquante ans. James Bond n'a jamais été aussi populaire dans les salles. D’où cette logique toute hollywoodienne de remettre le couvert avec l'équipe gagnante de Sky-falle tde faire lesyeux doux à Sam Mendes, qui avait pourtant refusé de s'y recoller.

«DON'T MESS WITH BOND»

S'il fait plutôt g'ris et humide à Pinewood ce matin, l'ambiance est carrément glaciale sur l'un des huit plateaux géants des studios, où se tourne une scène de ce SpectreSpectre. Censée, il faut le dire, se dérouler au sommet des Alpes autrichiennes. Plus exactement, dans une clinique aux parois en verre donnant sur la montagne. L'effet est parfait. La structure est haute d'une ving'taine de mètres. Trois mois de préparation pour cinqjours de tournage. Bienvenue dans les coulisses d'une production bondienne. Tout y est possible et les crédits sont presque illimités - le budg'et de SpectreSpectre avoisine-rait les 300 millions de dollars, un record.

Au dernier étage, Bond est en mauvaise posture. Il doit faire face à deux gaillards qui l'empêchent d'enlever la directrice de la clinique Hoffler jouée par Léa Seydoux. Daniel Craig's'accoude à un bar, deux molosses viennent le bloquer. S'ensuit une brève bagarre chorégraphiée au millimè-tre. Quatre caméras discrètes filment la scène sous tous les angles. 007 s'enfuie, jette un dernier regard et sort de la pièce. «Don't mess with Bond», peut-on lire dans ses yeux bleu azur - «n'emmerdez pas James Bond».

Devant ses écrans de contrôle, Sam Mendes lance un «eut» monocorde. La prise est bonne. Mais, malheureusement, pas parfaite. Entre chaque séquence, le plateau se transforme en une ruche où chaque abeille a sa fonction. Des assistants balaient le sol. Il n'y a pas d'à peu près dans un Bond. Daniel Craig s'essaie une deuxième fois, puis une troisième, puis, puis... Ces quarante secondes à l'image vont nécessiter une heure de tournage. H y a quelque chose d'é tonnant chez Daniel Craig. Pendant la scène, il est James Bond. En majuscule. Visage fermé et pectoraux gonflés dans un pull noir à col roulé du meilleur goût-JanyTemime, la chef costumière, fidèle à Mendes, est française. Dès la fin de la prise, son visage change, son allure s'adoucit. Il s'amuse avec les techniciens, balance des clins d'ceil ici ou là. James le dur est redevenu Daniel le rigolo. Jusqu'au prochain «action». Sam Mendes, lui, reste quasi invisible. On l'entend juste donner des conseils à son acteur. On aimerait qu'il parle de la minutie de son travail, de son approche sombre du personnage, proche de celle de l'auteur Ian Fleming, mais Sam Mendes ne parle jamais à un journaliste lorsqu'il tourne.

TOP SECRET

Après avoir traversé quelques allées jusqu'à la Broccoli Road, du nom du producteur et créateur des premiers films de la saga Bond, les portes s'ouvrent sur deux plateaux gigantesques. Des murs en bois d'une dizaine de mètres de haut cachent un décor de palais vénitien avec colonnes grecques, parquet en (faux) marbre et déambulatoire à l'étage. Une scène y sera tournée. Dans la pénombre, se découpent des silhouettes masculines assises autour d'une grande table. Une assemblée du SpectreSpectre ? Allez savoir. Le scénario est classé ultrasecret, même si la cause paraît, en l'occurrence, entendue. Ces hommes de l'ombre vont bien recevoir James Bond. On n'en saura pas plus pour le moment. Ni là ni sur le personnage joué par Christoph Walz, qui semble être le chef de meute. On tente de creuser la question, mais Barbara Broccoli et Michael G. Wilson bottent en touche avec un grand sourire façon «vous pouvez toujours essayer». Demi-frère et sceur, elle a 55 ans, et lui 72 ans, ils régnent sur la SARL Bond depuis la mort d'Albert R. Broccoli aka Cubby Broccoli. Lui est le producteur attitré de la série depuis L'espion qui m'aimait. Une histoire de famille qui pourrait... bien être le sujet de SpectreSpectre, puisque c'est bien des intimes de 007 dont il serait question. Une seule assurance: SpectreSpectre commence là ou SkyfallSkyfall se terminait. Et si le numéro un du SpectreSpectre était le frère de James Bond ? Ça sent le lavage de linge sale en famille tout ça... Sur un troisième plateau, le plus grand d'Europe, le gigantesque Bond set, là où avait été construit le fameux tunnel de métro de Quantum ofSoiace, l'équipe met la dernière main au décor en noyer rococo d'un train, composé de trois wagons. A travers les fenêtres, des toiles tendues figurent les montagnes de l'Atlas. Pinewood, c'est un peu comme la téléportation, en fait. En quelques pas, on passe de Rome - la chambre du palais de Monica Bellucci et son atmosphère viscontienne - au désert marocain.

    UNE RUCHE OU CHAQUE ABEILLE A SA FONCTION

Après un passage au restaurant du studio, il est déjà l'heure de retourner en Autriche. Léa Seydoux, alias Célestine, reçoit Bond dans son bureau high-tech de directrice de clinique entouré de baies vitrées donnant sur la montagne enneigée. On fait le tour du bureau, on jette un œil sur un papier (négligemment?) laissé là. C'est l'ordonnance que Célestine a prescrit à 007 : «Vicodin, Xanax et Viagra, 50 mg à chaque prise.» Pardon? Du Viagra ? Tout ne fout pas le camp !

Photos: Mexico, toujours / Sam Mendes


BOND ET MOI

L’héroïne de SpectreSpectre, Léa Seydoux, raconte son 007

On vous a quitté, à Paris, où vous faisiez la promo du film de Benoît Jacquot, Journal d'une femme de chambre.

Et on vous retrouve ici, sur SpectreSpectre. Comment vivez-vous ce contraste?

Léa Seydoux : J'en perds mon latin! Et même mon français... Mais c'est quand même fantastique de pouvoir marier des genres et des expériences si différentes. Distinctes mais, finalement, pas tant que ça. Dans le monde d'aujourd'hui, les frontières s'abolissent et tout devient possible. Ces derniers mois, j'aurai enchaîné Benoît Jacquot, The Lobster, le film grec de Yorgos Lanthimos, avec un casting international, et James Bond...

Tourner SpectreSpectre ne doit pas être simple quand même... Bizarrement, je suis plus à l'aise quand je tourne en anglais. C'est une langue très cinématographique, musicale et cela influe sur le jeu.

Je prends un plaisir de petite fille àjouerdans un James Bond. J'oublie complètement que nous sommes dans un blockbuster, je ne pense pas à la responsabilité que j'ai. Je me sens à l'aise comme rarement je l'ai été sur un tournage. Tourner un Bond est aussi excitant qu'en regarder un.
Pourtant le casting ne s'était pas si bien passé...

C'est vrai... J'étais arrivée très intimidée et en avance. J'ai pris une bière pour me détendre et, évidemment, j'ai oublié mon texte! J'ai pu revenir et, cette fois, ça s'est mieux passé. J'ai attendu quelques mois et j'ai finalement décroché le rôle.

Vous n'êtes pas une simple Bond girl, dans le film. Votre personnage est central.

Cela a-t-il augmenté votre désir de jouer dans ce film? Non, pas du tout,j'ai dit oui à Sam Mendes sans même avoir lu le scénario. Je crois que tous les rôles, quels qu'ils soient, sont bons à prendre. Je n'aijamais fait réécrire quoi que ce soit pour moi. Dans Minuit à Paris, de Woody Allen, j'avais un tout petit rôle et cela m'amusait d'en faire quelque chose. Dans SpectreSpectre, ce qui me plaît avec Madeleine, c'est que ce n'est pas un personnage cliché. Sam Mendes en fait une femme complexe, insaisissable.
Sam est quelqu'un qui travaille beaucoup avec ses acteurs. On verra si le film est réussi mais, aujourd'hui, je ressens quelque chose de très particulier. J'ai donné à Madeleine beaucoup de moi. Le thème de la famille est central, dans SpectreSpectre, et chacun va devoir vivre avec son passé...

On peut influer sur le scénario d'un Bond?

Oui, Sam est très à l'écoute et je lui ai déjà proposé des petits changements. Après, il faut rester au service du film. Nous sommes là pour faire rêver les gens.

Une Palme d'or à Cannes, des films hollywoodiens, maintenant James Bond. Vous n'avez pas peur, parfois, que tout aille un peu trop vite?

Non. Je n'ai aucune vision d'ensemble de ce queje fais. Je suis quelqu'un qui oublie très rapidement. Je suis sur un plateau, je tourne et, ensuite, plus rien ne m'appartient. Je n'ai aucun plan de carrière, c'est pour ça queje n'aime pas trop parler de mon travail. A trop en parler, on perd la magie... ■

«JE PRENDS UN PLAISIRS PETITE FILLE A JOUER DANS UN BOND.»

Photo: Sur la plus grande place de Mexico


MARS 2015, PLACE DE LINDÉPENDAN CE, À MEXICO

James Bond est un dur a cuire. Da-I niel Craig aussi. Quelques se-I maines plus tôt, à Pinewood, il I s'est blessé au g'enou, faisant voler H en éclats un plan de tournag'e déjà W passablement compliqué et en re-tard. Il a l'air d'aller mieux et ne boite plus. Il vaut mieux puisque le lendemain se tourne une scène d'anthologie : l'incontournable séquence d'ouverture. La plus dantesque jamais imaginée dans la série. L'immense place de la Constitution de Mexico - 240 mètres de côté - a été vidée pour l'occasion. Seule une centaine de figurants patiente avant de parader pour la fête des morts, moment d'union nationale dans le pays. Des dizaines de squelettes, têtes de morts ou araignées, parfois haut d'une dizaine de mètres, attendent d'être animées à l'aide d'immenses perches. Une dizaine de caméras ont été disséminées sur les toits environnants, cachées dans la foule -plus importante grâce aux effets numériques créés en postproduction. Tout à coup, les gens se mettent à danser. Au loin, un hélicoptère vole en rase-mottes à 10 mètres au-dessus du sol, se faufilant dans une rue étroite du vieux Mexico. Il débouche à toute vitesse sur la place, se pose. Des hommes en descendent avant un redécollage immédiat. Dans le quartier général du tournag'e, situé sur la terrasse du Grand Central Hôtel, au-dessus d'une incroyable verrière colorée du début du siècle, même l'équipe technique, qui en a pourtant vu d'autres, observe le spectacle l'air ahuri. Dans l'hélico, James Bond se bat avec des trafiquants de drogue. Évidemment. Comme à Londres, en janvier, Sam Mendes va faire une bonne dizaine de prises de ce seul plan.

POLÉMIQUE

Cela fait deuxjours que l'équipe tourne à Mexico. La ville aurait payé 15 millions de dollars pour accueillir le tournag'e. La polémique couve, même si ces pratiques sont presque courantes sur de telles superproductions. Dix atterrissages et décollages plus tard, un orage violent, comme Mexico les aime, vient interrompre lajournée. Les figurantes, maquillées et habillées façon grande époque, se réfugient sous l'auvent de l'hôtel. Une armée d'assistants casque et microvissés sur la tête (ou quasi) en profite pour consulter le story-board de la séquence. «Un tel tournage ressemble à une entreprise, note HeatherCallow d'EonProductions. Nous avons deux cents personnes sur le plateau aujourd'hui, contre une cinquantaine à Pinewood.»

    L’INCONTOURNABLE SÉQUENCE D’OUVERTURE SERA LA PLUS DANTESQUE JAMAIS IMAGINÉE DANS LA SÉRIE.

La foule des badauds grossit d'heure en heure pour assister à cette séquence de cinéma en plein air. Séquence qui aura demandé cinqjours de tournage dans les rues de Mexico. Clou de ce prégénérique, filmé dans une zone sécurisée à l'extérieur du centre historique: un looping complet de l'hélicoptère. Figure que le pilote est le seul à savoir réaliser dans le monde. Comme un tournage de James Bond. Daniel Craig', lui, va tourner jusqu'à
la fin du mois de juin. Après avoir quitté le Mexique, il s'est fait opérer du genou. Un second mythe s'effondre. 007 a, lui aussi, l'âge de ses artères.


007 SpectreSpectre 'e Sam Mendes • Avec Daniel Craig. LéaSeydoux. Christoph Walz... • Sortie: 11 novembre

[Source: Studio Ciné Live #70, June 2015. P. 1,7-8, 40-46. © 2015 Groupe Express-Roularta. All rights reserved.]

 
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